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22.10.2006
Pour un renouvellement des acteurs politiques
Lorsque Monsieur GILARD, actuel député UMP de la 5ème circonscription de l'EURE, a appris ma candidature à l’investiture UDF pour les prochaines élections législatives, sa réaction a été claire : les fonctions de député ne peuvent sérieusement être confiées à un jeune ambitieux de 38 ans !
Cette réponse est symptomatique de la surreprésentation des quinquas, des sexas et même des septuagénaires dans les principaux postes à responsabilités de notre pays. Il s’agit même de l’une des principales caractéristiques du personnel politique français, au moins autant que la sous- représentation des femmes et de ce qu’il est coutume d’appeler « les minorités visibles ».
Il n’est pas question bien entendu de remettre ici en cause la compétence et le rôle déterminant joué par nos anciens et de contester la nécessité pour nous tous de profiter de leur expérience, mais il est important de s’interroger sur le sens et l’impact de cette longévité.
Cette question est d’autant plus essentielle que notre société vieillit et que le maintien en poste des anciens a pour effet de sacrifier une génération entière qui se voit barrer l’accès aux responsabilités.
Cette situation s’explique par plusieurs facteurs dont voici les principaux :
- l’engagement politique prend du temps et on sait tous que lorsque l’on est en activité et que l’on a la charge d’une famille, le temps manque cruellement.
- les partis politiques traditionnels sont très hiérarchisés et il est extrêmement difficile pour un ou une jeune d’atteindre un poste à responsabilité. Il est à cet égard symptomatique de constater les réactions de notre actuel député qui n’entend voir personne au sein de son parti venir contester son leadership local.
- cette situation s’explique aussi par l’attitude des français qui sont sans cesse partagés entre le désir de renouvellement et le sentiment de sécurité que leur inspirent des visages familiers.
A la vigueur de la jeunesse et à l’audace du risque, ils préfèrent souvent le côté rassurant de l’expérience et le confort que présente l’absence de surprises.
Face à la peur de l’avenir, ils cherchent le réconfort dans le passé.
Ce phénomène illustre malheureusement, une fois de plus, le manque de confiance de la France en elle-même et en sa jeunesse et sa nostalgie pour les temps anciens où tout allait bien.
Pour autant la solution à nos problèmes ne viendra pas de la contemplation de notre passé glorieux mais d’un sursaut que seule une large représentation nationale rassemblant des hommes et des femmes de toutes les générations et de toutes les origines pourra porter.
Franck LANGLOIS
18:45 Publié dans Législatives | Lien permanent | Commentaires (3) | Envoyer cette note | Tags : législatives, eure, lyons, vernon, udf




Commentaires
Tout à fait d'accord sur la sous représentation des trentenaires et quadras en politique ! D'autant plus en ce qui concerne la gente féminine... sans féminisme, aucun, de ma part. Juste une constatation: à quarante ans, on doit être performante dans son job, on est souvent à la tête d'une petite tribu d'enfants qui, grandissant, ont de plus en plus besoin de nous, on veut vivre un tant soit peu pour soi et sa moitié... mais les journées ne font que 24 heures. La solution ? Je la cherche ! Peut-être, tout simplement, faut-il écouter son propre enthousiasme, sa propre volonté de faire bouger les choses et ne pas accepter que l'univers politique français reste figé... Bon courage !
Ecrit par : Karin Tourmente-Leroux | 23.10.2006
Cher Frank,
Le constat de la situation est juste, les idées et propositions sont pleines de bon sens.
Ma reflexion:Je ne suis pas convaincu par le fait que certains candidats à la future présidentielle cherchent une rélle rupture ou bien la provocation (même s'ils le disent!)....les français sont trop "ingérables et turbulents" ce serait dangereux....tout ca c'est du "verbal de Latin".
Un peu d'utopie:La politique doit être simplifiée et désacralisée...aujourd'hui- on écoute une emission Musicale sur france Inter et on reçoit par ci par là des méssages subliminaux de propagande...les syndicats noyautés par certains partis politiques continuent tant bien que mal à vivre même avec un nombre d'ahdérents(donc de cotisations)en chute libre...c'est étrange!
L'idée d'introduire une dose de "proportionnelle" est une idée très interessante car elle va permettre aux petits partis et aux idées nouvelles (et aux jeunes politiques) d'exister.Les "majors" de la politique devront apprendre à lâcher une part du gateau,à céder une partie de leur monopole! ce n'est pas gagné,mais je pense que c'est en marche. Doucement de proche en proche et de loin en loin!
Autre chose, le thème de l'écologie devra à mon idée prendre davantage d'importance à l'avenir- l'état devra apprendre à se priver d'une partie de taxes et impots (sur les carburants propres,impots sur l'héritage....) faisons que les gens puissent dépenser! mon grand père disait "ce n'est pas en économisant qu'on devient riche ..mais en travaillant!" Transposée à notre époque j'aurai envie de dire "c'est en travaillant qu'on doit pouvoir être heureux" (Une personne qui gagne le smic ne peut plus aller en vacances, prendre sa voiture pour aller se promener le dimanche,manger au restaurant.....tout devient un produit de luxe) La vie passe par le travail mais aussi par les moments de loisirs et de plaisir..trop de gens dans notre pays souffrent de cela.
La France est un pays plein de ressources et même lorsqu'elle est dos au mur elle repart (beaucoup d'européens envient certains de nos aspects)...cela ne veut pas dire que nous sommes les meilleurs de l'Europe avec les Allemands les petits pays ont plein de choses à nous apprendre...j'en suis persuadé!
Très cordialement,
François SEDARD
Ecrit par : Sédard | 23.10.2006
La France ressemble à une vielle monarchie usée.
Quand la jeunesse entreprend, on lui fait bien comprendre qu'elle doit rester à sa place et ne pas franchir les lignes.
L'expérience et le confort rassurant de nos vieux briscards politiciens ne sert qu'à rassurer la population, et surtout ne semble être qu'un alibi à tous les conservatismes et au sacro-saint "gardons le contrôle"...
Mais un pays qui ne se renouvelle pas qui n'ose pas est un pays qui meurt.
Yuca de Taillefer.
"L'Etoile de Normandie"
Ecrit par : Yuca de Taillefer | 07.11.2006
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