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30.11.2006

La politique n'est t'elle qu'un cours d'équitation !?

Après l’enregistrement de ma dernière note « Mandat ou titre de propriété ? », je me suis rappelé les propos de Mr FERRY lorsqu’il a quitté le ministère de l’Education Nationale.

Au moment de s’engager en politique, il pensait que, tel un cavalier, il allait monter sur un cheval et tout en avançant, faire enfin évoluer les choses. Quelques mois plus tard, il avait une toute autre opinion de la politique : il ne s’agissait plus d’avancer avec sa monture mais de tout faire pour ne pas tomber de celle-ci !

Cette image est révélatrice d’une manière de faire de la politique qui me paraît totalement dépassée et dangereuse (tout comme les propos de notre député dans ma note précédente).

On élit pas un homme politique pour qu’il se maintienne au pouvoir.

On attend de lui qu’il fasse évoluer les choses et qu’il trouve des solutions aux maux de la société, le cas échéant, en prenant le risque de l’impopularité.

Alors certes, vous me direz que cela est facile pour moi de le dire tant que je ne suis pas élu !

Sachez néanmoins que, en tant que conseiller municipal de ma commune, je n’ai jamais renoncé à mes idées pour plaire. Le projet de modification du POS que j’ai défendu il y a quelques années en est d’ailleurs un exemple.

Ceci étant dit, je pense que, pour éviter les dérives que nous connaissons, il est indispensable de réfléchir à une réforme du statut de l’élu et en particulier du député, pour que ce dernier puisse agir en toute indépendance et pour qu’il cesse de raisonner à partir de l’impact que sa décision va avoir sur sa réélection  mais uniquement en fonction de son impact sur l’intérêt général.

Si vous avez des idées sur ce point n’hésitez pas à me les soumettre.

Franck LANGLOIS.

Mandat ou titre de propriété ?

Lors de la réunion publique qui s’est tenue le 14 novembre dernier aux ANDELYS sur le thème de la discrimination, le député Maire de cette ville que, par respect, je suis allé saluer, s’est ouvertement étonné de ma présence et ce pour deux motifs, dont le second ne manque pas de sel :

« vous n’avez pas été invité » ! : je me suis simplement contenté de rappeler à mon interlocuteur que la réunion était publique, comme cela m’a d’ailleurs été confirmé par les organisateurs (la presse locale avait d’ailleurs fait de la publicité sur cette manifestation).

- « vous êtes chez moi et vous n’avez rien à faire ici » ! : cette remarque, je vous l’avoue, m’a coupé la parole ! Selon mon interlocuteur, je n’aurais pas le droit, en raison de mes engagements au sein de l’UDF, de me présenter face à lui dans SA ville et dans SA circonscription !

Cette attitude est malheureusement révélatrice du comportement de certains de nos élus qui confondent mandat et titre de propriété !

Il est toutefois nécessaire de rappeler que la circonscription n’appartient pas aux députés !

Ils n’en sont que les représentants et en cette qualité ils ne disposent pas que de droits mais ils ont aussi et surtout des devoirs dont le premier me semble être d’écouter ses concitoyens même s’ils sont d’un avis contraire !
Que le député de la 5ème circonscription se rassure : je n’ai pas l’intention de «lui prendre sa circonscription » car je ne considère pas qu’elle soit « à prendre ».

J’ai simplement et plus modestement l’intention de faire prévaloir les idées de l’UDF lors des élections législatives et ce afin de pouvoir défendre ses mêmes idées à l’Assemblée Nationale, pour le compte de tous les habitants de la circonscription.

Franck LANGLOIS.

27.11.2006

Discrimination, parlons-en...

Du 13 au 17 novembre dernier, la Direction Départementale du Travail, la PAIO, le Conseil Régional de Haute-Normandie et le Conseil Général de l’Eure organisaient la semaine de l'égalité des chances.
Dans le cadre de cette semaine de débats et d'échanges, Aziz SENNI, jeune chef d’entreprise issu du quartier du Val Fourré à Mantes la Jolie et auteur du livre "l'ascenseur social est en panne, j'ai pris l'escalier" était invité à la salle des fêtes des ANDELYS pour nous parler de son parcours et nous faire partager son expérience.

Son intervention et celles des personnes présentes dans la salle nous ont malheureusement confirmé que la discrimination dans toutes ses formes (raciales mais aussi vis à vis des handicapés, des femmes, des jeunes, des personnes agées....) était plus que jamais d'actualité notamment au stade de l’embauche.

Nous avons notamment été sensibles aux pleurs d'une jeune femme pourvue d’une formation mais qui malgré ses diplômes, ne parvient pas, après plus de deux années de recherches, à trouver un emploi et même à décrocher un rendez-vous en raison de la seule consonance de son nom !!

Alors que faire ?

Deux points me paraissent essentiels :

1/ Faciliter les poursuites contre les auteurs de discrimination.

Nous disposons sur ce point de moyens légaux importants et il est par conséquent inutile de perdre son temps à légiférer de nouveau :
- la loi permet aujourd’hui de sanctionner tous les types de discrimination dans tous les domaines.
- le régime de la preuve de la discrimination a été modifié dans un sens plus favorable aux victimes : si ces dernières doivent prouver les faits qui en apparence peuvent laisser croire à une discrimination, c’est à l’employeur de prouver que ces faits reposent sur une réalité autre que discriminatoire.
- la loi du 30 décembre 2004 a créé la Haute Autorité de Lutte contre les Discriminations et pour l’Egalité (HALDE) qui dispose d’un pouvoir de médiation et d’investigation et qui peut être saisie directement par les victimes de faits discriminatoires.

Malgré cela les poursuites pour discrimination restent peu nombreuses, probablement par méconnaissance des règles applicables, par peur d’éventuelles représailles mais aussi par fatalité, beaucoup des victimes de ces discriminations s’étant finalement résignées.

Nous ne devons toutefois pas les abandonner et il est indispensable de leur rappeler sans cesse les droits dont elles disposent, sur le terrain, comme le font déjà toutes les associations présentes, mais aussi et pourquoi pas par une grande campagne de communication du même type que celle que le gouvernement lance actuellement sur les violences conjugales.

Il faut par ailleurs leur rappeler qu’elles peuvent être accompagnées dans leurs démarches par de nombreux professionnels (avocats, délégués syndicaux, associations etc…).

Les habitudes ne changeront que si l’information passe.

2/ L’Etat et l’administration doivent être des exemples d’intégration pour toutes les victimes de discriminations.

Deux exemples nous montrent le travail important qu’il reste à effectuer en la matière :
- l’embauche des handicapés dans la fonction publique : alors que l’administration devrait en principe (comme les entreprises de plus de 20 salariés) compter au moins  6 % d’handicapés dans ses effectifs, elle n’en compte en moyenne que 4%, les services du Premier Ministre n’en occupant qu’un peu plus de …1%.  
- le petit nombre d'élus, issus de ce qu’il est coutume d’appeler « les minorités visibles » dans toutes les assemblées représentatives du notre pays (Assemblée Nationale, Conseils Régionaux et Généraux…).

L’Etat et l’administration doivent pourtant montrer l’exemple, montrer à tous que la différence existe et qu’elle est source de richesse et non l’inverse.

La discrimination ne disparaîtra vraiment que le jour où nous n’aurons plus à parler de discrimination, le jour où l’opinion publique cessera de s’émouvoir et même de s’inquiéter, lorsqu’elle verra une femme là où elle avait l'habitude de voir un homme, lorsqu’elle verra un homme de couleur là où elle avait l’habitude de voir un homme de race blanche etc…., bref le jour où des réunions comme celle qui fut organisée aux ANDELYS n’auront plus lieu d’être.

En attendons, parlons-en.

Franck LANGLOIS.

09.11.2006

Pourquoi suis-je candidat ?

L’annonce de ma candidature à l’investiture UDF pour les prochaines législatives est le fruit d’une longue réflexion sur mes convictions, mes projets mais aussi sur mes compétences à occuper de telles fonctions. 

1/ Mes convictions

Je ne suis pas de ceux qui décident d’adhérer à une formation politique pour satisfaire des ambitions électorales.
De même, je ne suis pas un homme d’appareil qui aurait grandi à l’ombre d’une figure politique locale et qui aurait été formaté pour lui succéder.
Ma volonté d’engagement remonte au soir d’un triste jour d’avril 2002 où le leader du front national s’est trouvé propulsé au second tour de l’élection présidentielle.
Je me souviens, ce soir là, m’être senti coupable de ne rien avoir fait pour l’empêcher et m’être juré de ne plus rester spectateur dans le débat politique.

Mon engagement au sein de l’UDF est intervenu quelques années plus tard lorsque la direction de ce parti a fait le choix courageux de s’affirmer comme une alternative aux deux grands partis traditionnels du paysage politique français et de prendre enfin son indépendance vis à vis de l’UMP.

Je retrouve dans les idées défendues par l’UDF ce que je pense profondément depuis de nombreuses années, à savoir que la France ne parviendra à surmonter ses difficultés que si elle sort du traditionnel clivage gauche/droite qui, depuis 25 ans, la paralyse et si elle accepte de porter à sa tête un homme capable de rassembler des gens de droite, de gauche et du centre choisis non en fonction de leurs couleurs politiques mais en fonction de leurs compétences.

Je suis profondément persuadé que la France ne peut répondre aux défis de ce nouveau siècle que si elle est unie et si elle parvient à surmonter ses divisions qui, pour beaucoup, ne sont en fait que des postures électorales totalement stériles

2/ Mes projets

En théorie, les députés votent, après les avoir débattues, les lois de la République Française.

Cette noble fonction est aujourd’hui totalement dévoyée : l’Assemblée Nationale est réduite, sous l’autorité d’un parti unique (qui ne représente pourtant que moins de 20% de l’électorat), au rôle de chambre d’enregistrement des volontés gouvernementales.
Elle n’est pas maître de son ordre du jour et son pouvoir d’amendement s’expose quant à lui aux foudres du gouvernement qui, par le biais du 49-3, peut facilement le réduire à néant.
A titre d’exemple, rappelons-nous que, durant la dernière législature, les députés n’ont été autorisés à débattre de l’entrée de la Turquie dans l’Union Européenne que pendant deux heures et qu’ils se sont vus refuser le droit de voter sur cette question pourtant essentielle pour l’avenir de l’Europe et de la France !
Les députés ont même aujourd’hui moins de pouvoir qu’un réalisateur de cinéma comme l’a démontré le film « Indigènes » qui, en une seule projection, est parvenu à rétablir l’égalité de traitement entre les anciens combattants étrangers et les anciens combattants français, alors que cette mesure était réclamée depuis plusieurs années par de nombreux élus.

Belle démocratie que la nôtre où, une majorité de députés désabusés désertent régulièrement les bancs de l’assemblée.

Je n’ai pour ma part certainement pas l’intention d’être un député « croupion » à la botte d’un Gouvernement tout puissant.
C’est pourquoi la première des réformes à mettre en œuvre (réforme qui figure expressément dans le programme de François BAYROU, Président de l’UDF), consiste pour moi à modifier les pouvoirs et les conditions de fonctionnement de l’Assemblée Nationale afin que les députés jouent pleinement leur rôle de représentation comme dans toutes les démocraties modernes.
Il en va de la crédibilité de nos institutions et de l’image des politiques auprès de nos concitoyens.
Ces derniers sont majoritairement persuadés que le politique ne peut rien.

C’est malheureusement le cas aujourd’hui mais il ne tient qu’à nous de changer les choses.

Sur le fond maintenant, les sujets prioritaires ne manquent pas au premier rang desquels, il me paraît essentiel de mettre l’éducation et la recherche, l’environnement, l’exclusion, l’entreprise et l’emploi, l’Europe et la sécurité.
Sur tous ces sujets et pleins d’autres, j’entends débattre librement avec les habitants de la circonscription que je retrouverai, si je suis investi, sur le terrain (j’entends en effet me rendre dans toutes les communes de la circonscription sans exception) ou sur internet à l’adresse suivante http//francklanglois.hautetfort.com (« hautetfort »  n’étant pas mon slogan de campagne mais le site qui héberge mon blog !!).

3/ Mes  compétences

J’entends parfois dire que pour occuper les fonctions de député, il faudrait avoir préalablement exercé les fonctions de Maire et/ou de Conseiller Général ou Régional dans sa circonscription.

Cette affirmation ne me semble toutefois pas justifiée  tant les fonctions de député sont différentes de celles d’un élu local.

Il faut par ailleurs cesser de concevoir la politique comme une carrière professionnelle qui obéirait à une trajectoire pré définie. La politique n’est pas pour moi un métier. Il est même dangereux qu’elle le soit, l’homme politique qui veut faire carrière étant le plus souvent conduit à l’immobilisme. Je souhaite simplement être au service de mes concitoyens et de mes idées !

A toutes fins, j’entends rappeler à ceux qui douteraient de mon ancrage local, que je suis membre délégué du Conseil Municipal de Lyons la Forêt depuis 2001 et que je connais parfaitement la 5ème circonscription de l’Eure pour y avoir mes racines (ma famille a tenu durant quatre générations le même commerce à Charleval de 1870 à 2003 !), pour y avoir grandi et m’y être installé (j’habite à Lyons la Forêt depuis 1998).

J’entends également certains affirmer que pour briguer un siège au Palais Bourbon, il faudrait attendre d’avoir au moins la cinquantaine, voire plus.
N’oublions pas toutefois que l’Assemblée Nationale a vocation à représenter l’ensemble du peuple français et donc les trentenaires et les quadragénaires et qu’à cet âge on peut avoir des convictions et des idées à défendre.
En toute modestie, je pense que ma formation et mon expérience professionnelle en tant qu’avocat depuis plus de douze ans sont parfaitement compatibles avec les fonctions de député.

Je connais bien en particulier le monde de la justice, celui des entreprises, celui du droit du travail et je m’intéresse de plus en plus aux problèmes d’environnement.

J’ai l’habitude d’écouter et de dire clairement ce que je pense, ce que mes collègues du Conseil Municipal de Lyons la Forêt pourront d’ailleurs vous confirmer.

Alors, bien entendu, j’ai un handicap : il s’agit pour moi, si je suis investi, de ma première campagne électorale alors que mes adversaires de droite comme de gauche ont déjà une longue expérience en la matière. Mais est-ce vraiment un handicap !?

Ne devient-il pas urgent au contraire de changer les acteurs politiques et les méthodes de travail ?

J’en suis pour ma part convaincu.

A moi désormais de vous en persuader.

Franck LANGLOIS.

 

06.11.2006

Entre policiers agressés et victimes de viols, faudra-t-il un jour choisir ! ?

Nicolas SARKOZY persiste dans sa volonté de renvoyer systématiquement les auteurs d’agressions contre les policiers devant les Cours d’Assises.

Bastien GERIGNY a d’ores et déjà rappelé avec justesse sur le blog www.pensezlibre.com auquel je collabore et dont je vous recommande chaudement la lecture, ce qu’il fallait penser de ce projet.

En complément, il me paraît important de faire une remarque tirée de mon expérience professionnelle qui, à elle seule, caractérise le peu de sérieux de la proposition et son caractère démagogique.

Le  rôle des Cours d’Assises, dont la constitution et le fonctionnement sont particulièrement complexes, est à tel point surchargé qu’en pratique de nombreux viols qui relèvent en principe de la compétence de la juridiction criminelle sont aujourd’hui requalifiés par des Juges d’Instruction en agressions sexuelles dans le seul but de retenir la compétence des Tribunaux Correctionnels et de désengorger les Cours d’Assises.

Cette requalification du crime de viol en délit est souvent mal vécue, et on peut le comprendre, par des victimes qui ont le sentiment que les magistrats minimisent la gravité de leur préjudice.

Alors, si désormais les Cours d’Assises doivent connaître de toutes les agressions contre les forces de l’ordre, il faudra que Monsieur le Ministre de l’Intérieur vienne expliquer aux victimes de viol, pourquoi leurs agresseurs sont poursuivis devant les mêmes juridictions que celles qui connaissent des conduites en état d’ivresse et que les policiers ont quant à eux droit à la  qualification criminelle !

Attention, à trop vouloir flatter, on finit par oublier les réalités !

Franck LANGLOIS.

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