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29.01.2007

Les politiques face aux délocalisations

Le débat politique qui entoure actuellement le dossier METZELER est malheureusement une illustration de l’immobilisme dans lequel le clivage droite/gauche nous a plongés depuis 25 ans.

Alors que des centaines d’emplois et le devenir économique de toute une vallée sont en cause, on voit de nouveau ressortir les vielles recettes : opposition stérile entre la droite et la gauche à coup de petites phrases sur l’absence, par exemple, de notre député à la dernière manifestation des salariés et recherche permanente de bouc émissaire (la mondialisation, l’Europe, la droite et le patronat pour les uns ;  la gauche et les syndicats pour les autres).

La situation mérite avant tout honnêteté et concertation.

L’honnêteté consiste, une fois pour toute, à dire aux habitants de la vallée que :
- la mondialisation de l’économie est un fait incontournable auquel personne ne peut sérieusement prétendre pouvoir s’opposer, sauf à vouloir conduire notre pays à la ruine en fermant ses frontières.
- cette mondialisation, qui est une chance pour des millions de personnes sur la planète (l’Inde, la Chine, les pays de l’Est et bientôt, je l’espère, l’Afrique), peut aussi constituer une chance pour notre pays, notre vallée, nos entreprises et nos emplois à condition que nous sachions nous adapter.
-
les entreprises ne viendront pas s’installer dans notre région par la force. Elles ne resteront pas non plus par l’intimidation. Elles ne viendront que si nous savons rendre notre territoire attractif. Or, pour cela nous avons besoin d’agir, en concertation avec tous les acteurs économiques, à tous les niveaux du pouvoir :

o       Au niveau national, il est urgent de mettre en place une politique dynamique tendant à relancer la recherche et l’innovation (le départ massif de nos ingénieurs à l’étranger est devenu intolérable), améliorer la formation et l’orientation (il est temps que l’entreprise entre à l’université !) , redonner aux jeunes générations le goût d’entreprendre et d’embaucher (il est anormal que 75% de nos jeunes aspirent à rentrer dans la fonction publique !) ou encore relancer la constitution d’une Europe audacieuse et solidaire que l’irresponsabilité de certains politiques a ralentie en 2005.

o       Au niveau régional, il est temps de réunifier la Normandie pour que cette dernière, forte de ses cinq départements, pèse enfin, en France et en Europe dans les négociations que nous devons engager pour développer nos réseaux de communication et accentuer les échanges.

o       Au niveau intercommunal, enfin, nous devons agir tous ensemble sans considération d’étiquettes politiques. Si l’entreprise est implantée à Charleval, nous savons qu’elle fait vivre des familles entières dans toute la vallée de l’Andelle et même au-delà. Tous les élus des communes accueillant des salariés de METZELER sont par conséquent concernés et c’est ensemble qu’ils doivent à mon sens réfléchir à l’après METZELER (création de nouvelles zones d’activités…)  dans le cadre de ce que l’on pourrait appeler un « gouvernement d’union communale ».

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