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30.01.2007

Les délocalisations (suite)

Je viens de prendre connaissance ce matin des derniers chiffres sur l’attractivité de la France auprès des entreprises étrangères :

Ces dernières ont créé en 2006, 35.000 emplois sur notre territoire.

Elles ont parallèlement investi 68 milliards d’euros.

Les délocalisations sont, quant à elles, responsables de 7 % des licenciements.

Avec de tels chiffres, comment peut on prendre au sérieux ceux qui préconisent de fermer les frontières !?   

29.01.2007

Les politiques face aux délocalisations

Le débat politique qui entoure actuellement le dossier METZELER est malheureusement une illustration de l’immobilisme dans lequel le clivage droite/gauche nous a plongés depuis 25 ans.

Alors que des centaines d’emplois et le devenir économique de toute une vallée sont en cause, on voit de nouveau ressortir les vielles recettes : opposition stérile entre la droite et la gauche à coup de petites phrases sur l’absence, par exemple, de notre député à la dernière manifestation des salariés et recherche permanente de bouc émissaire (la mondialisation, l’Europe, la droite et le patronat pour les uns ;  la gauche et les syndicats pour les autres).

La situation mérite avant tout honnêteté et concertation.

L’honnêteté consiste, une fois pour toute, à dire aux habitants de la vallée que :
- la mondialisation de l’économie est un fait incontournable auquel personne ne peut sérieusement prétendre pouvoir s’opposer, sauf à vouloir conduire notre pays à la ruine en fermant ses frontières.
- cette mondialisation, qui est une chance pour des millions de personnes sur la planète (l’Inde, la Chine, les pays de l’Est et bientôt, je l’espère, l’Afrique), peut aussi constituer une chance pour notre pays, notre vallée, nos entreprises et nos emplois à condition que nous sachions nous adapter.
-
les entreprises ne viendront pas s’installer dans notre région par la force. Elles ne resteront pas non plus par l’intimidation. Elles ne viendront que si nous savons rendre notre territoire attractif. Or, pour cela nous avons besoin d’agir, en concertation avec tous les acteurs économiques, à tous les niveaux du pouvoir :

o       Au niveau national, il est urgent de mettre en place une politique dynamique tendant à relancer la recherche et l’innovation (le départ massif de nos ingénieurs à l’étranger est devenu intolérable), améliorer la formation et l’orientation (il est temps que l’entreprise entre à l’université !) , redonner aux jeunes générations le goût d’entreprendre et d’embaucher (il est anormal que 75% de nos jeunes aspirent à rentrer dans la fonction publique !) ou encore relancer la constitution d’une Europe audacieuse et solidaire que l’irresponsabilité de certains politiques a ralentie en 2005.

o       Au niveau régional, il est temps de réunifier la Normandie pour que cette dernière, forte de ses cinq départements, pèse enfin, en France et en Europe dans les négociations que nous devons engager pour développer nos réseaux de communication et accentuer les échanges.

o       Au niveau intercommunal, enfin, nous devons agir tous ensemble sans considération d’étiquettes politiques. Si l’entreprise est implantée à Charleval, nous savons qu’elle fait vivre des familles entières dans toute la vallée de l’Andelle et même au-delà. Tous les élus des communes accueillant des salariés de METZELER sont par conséquent concernés et c’est ensemble qu’ils doivent à mon sens réfléchir à l’après METZELER (création de nouvelles zones d’activités…)  dans le cadre de ce que l’on pourrait appeler un « gouvernement d’union communale ».

16.01.2007

Sur la réforme fiscale

Le débat fiscal vient d’être relancé par une gauche toujours aussi dogmatique qui croît que les personnes qui gagnent plus de 4.000 € par mois sont des nantis qui devraient être surtaxés.

Cette manière de relancer le débat m’inspire les observations suivantes :
-  il est insupportable d’entendre des politiques,  qui se disent pourtant responsables, pointer du doigt ceux qui ont pu réussir dans leurs études et leurs parcours professionnels. Si l’on souhaite aider notre pays à s’en sortir, il est temps de valoriser la réussite et d’encourager nos concitoyens à entreprendre plutôt que de les inciter à s’expatrier
-  la stigmatisation d’une catégorie de français est elle aussi dangereuse : on laisse croire que les personnes percevant plus de 4000 euros par mois ne paieraient finalement aucun impôt ou pire, qu’il ne souhaiteraient pas en payer, alors que cela est totalement faux !

Plutôt que de procéder ainsi, je pense que la réforme fiscale devrait être envisagée de la manière suivante :
- alors que l’impôt sur le revenu est actuellement payé par moins d’un foyer sur deux, la sagesse voudrait que l’on opte pour une assiette plus large avec des taux réduits.
-  nous devrions par ailleurs faire le ménage en gommant toutes les exonérations, déductions et autres défiscalisations qui rendent notre système fiscal incompréhensible sauf pour les contribuables les plus aisés (pas ceux qui gagnent 4.000 € par mois) qui ont les moyens de s’entourer de fiscalistes. La suppression de ces avantages devrait à elle seule améliorer le produit de l’impôt de quelques milliards, milliards dont nous avons un besoin urgent pour réduire le déficit de nos finances publiques.

Comme pour d’autres réformes, nous devons systématiquement rechercher à rassembler, à simplifier et ce pour plus d’efficacité.

Comme Jean ARTHUIS (Président UDF de la Commission des Finances du SENAT) le dit fort justement : « l’heure est venue de refonder le pacte républicain sur l’impôt ».

05.01.2007

"Potimpartial"

La presse doit aussi accepter la critique !

Dans sa dernière édition, "L'IMPARTIAL", qui couvre l'Est du Département de l'Eure, a diffusé un article sur la pharmacie de mon village  intitulé "les lyonsais voient...rouge". Au menu : la façade de cette pharmacie qui vient d'être repeinte en rouge. 

Parce que nos jeunes pharmaciens sont unanimement appréciés dans notre village et que l'IMPARTIAL a, à mon sens, confondu "potins" et information, j'ai cru utile de faire passer un article au journal en demandant à son rédacteur en chef de le publier.

J'ignore si cela sera fait, mais vous le trouverez, en tout cas, ci-après sur ce blog :

"Dans votre édition du 4 janvier dernier, vous avez cru bon devoir publier un article sur les travaux de peinture effectués à la pharmacie de notre village, sous le titre « les lyonsais voient…rouge » !
En tant qu’élu de la commune, j’estime nécessaire de vous faire part de ma réaction en toute franchise et amitié.

Elle est triple :
-         Je tiens en premier lieu à vous remercier pour la publicité que vous faîtes à nos nouveaux pharmaciens. Ils le méritent.

-         Je me désole toutefois de voir que votre article se limite à parler de la façade de l’officine, fort belle par ailleurs, alors que vous auriez pu en profiter pour louer la clarté et le côté pratique de l’ensemble et surtout l’extrême  gentillesse et la disponibilité de Sophie et Charles GUAY.
-         J’estime enfin que votre article relève plus de la page « POTIMPARTIAL » que de la véritable information. L’actualité de notre commune ne se résume pas en effet, et heureusement, à la couleur de la façade de notre pharmacie !

Merci, en tout état de cause, d’avoir eu le courage et l’honnêteté de publier mon petit commentaire. Cela démontre que vous acceptez les critiques et que vous ne manquez pas d’humour !

03.01.2007

Construisons des passerelles !

Chaque année, à l'occasion des fêtes de Noël et du nouvel an, les élus lyonsais et les responsables d'associations rédigent un bulletin qui est diffusé à l'ensemble des habitants de la commune.

Je publie ici le texte de mon article de cette année. 

"Notre village est beau, très beau. Il pourrait même l’être davantage et nous pourrions notamment envisager de faire des efforts supplémentaires en terme de fleurissement, par exemple, en sollicitant l’obtention d’une quatrième fleur.
Mais, notre cadre de vie, aussi important soit il,  ne peut à lui seul nous rendre heureux de vivre à Lyons et l’action municipale doit tendre aussi au rapprochement des habitants de la commune, car le bonheur c’est aussi et surtout le bonheur de vivre ensemble.

Pour y parvenir, il faut, à mon sens, agir dans deux directions :
- faciliter la communication et les échanges
La municipalité de Lyons agit déjà en ce sens, mais je pense que nous pourrions, tous ensemble, élus et non élus, faire des progrès en :

  • organisant plus souvent des réunions publiques au cours desquelles les élus viendraient exposer aux lyonsais leurs projets, recueillir leurs avis et répondre éventuellement à leurs inquiétudes
  • aidant les associations de toutes natures (sportives, culturelles, scolaires…) à se créer et à fonctionner, en mettant, par exemple, à leur disposition les infrastructures dont elles ont besoin, (le projet de construction d’une salle des associations est d’ailleurs à l’étude) en assurant la promotion de leurs activités, ou encore en les associant de plus près aux projets de la commune. Il serait par ailleurs souhaitable que les commerçants lyonsais parviennent à se regrouper, tous ensemble, pour mettre sur pied, en collaboration avec le conseil municipal et le comité des fêtes, des projets d’animation et de promotion de leurs produits et de leur savoir faire. Je pense enfin qu’il serait utile que les responsables des différentes associations locales se réunissent plus souvent, pour mieux planifier leurs activités et lancer éventuellement des projets communs.
  • s’ouvrant vers les communes extérieures pour développer ensemble de nouvelles activités et pour puiser de nouvelles idées : par exemple, création avec le regroupement scolaire des HOGUES/VASCOEUIL/PERRUEL, qui est à l’origine de cette idée, d’un centre d’animation permanent les mercredis pour les enfants, rencontres sportives ou thématiques (l’environnement par exemple) entre les différents regroupements scolaires du canton, rapprochement des différentes bibliothèques du secteur et organisation par ces dernières de manifestations culturelles à forte résonance (pourquoi ne pas inviter, par exemple, un auteur à succès qu’une manifestation organisée sur un ou deux cantons et non seulement au niveau municipal, pourrait intéresser ?), jumelage avec une commune étrangère (et pourquoi pas !) etc….

Beaucoup a été fait depuis plusieurs années, par la CDC, la Commune, le Comité des Fêtes, les commerçants et les associations locales, mais beaucoup reste à faire pour nous rapprocher, et nous avons besoin pour cela de la mobilisation de tous.

- renforcer la solidarité entre les habitants de la commune.
« Quiconque a reçu des forces doit les consacrer à ses semblables ».
Cette citation de Chateaubriand est plus que jamais d’actualité dans un monde où l’individualisme prime de plus en plus sur la solidarité.
Au niveau local, je pense que nous devons concentrer nos efforts dans deux directions :

  • Solidarité entre les générations tout d’abord. En plus de ce que font actuellement la communauté de communes (portage de repas), la commune (colis et repas de fin d’année, subventions aux associations…), les enseignants, qui régulièrement conduisent leurs élèves à la MAPAD, certaines associations comme l’association des anciens combattants, la FNACA et l’association du troisième âge présidée par la « pétillante » Mme DUCROCQ, nous pourrions encore renforcer la solidarité entre les générations en ouvrant par exemple à nos aînés les portes d’autres domaines d’activités (participation de ces derniers aux projets de la bibliothèque municipale), en mettant sur pied un système de visites périodiques au domicile des personnes vivant seules (les élus et les membres des associations susvisées pourraient par exemple se voir affecter une zone déterminée de la commune, et au sein de cette zone, se voir confier le soin de visiter toutes les personnes vivant seules, une fois par semaine ou tous les quinze jours)  mais aussi, parce que la solidarité doit fonctionner dans les deux sens, en facilitant la transmission des savoirs entre les anciens et les plus jeunes : pourquoi, par exemple, ne pas envisager que les membres érudits de l’association « les amis de Lyons » viennent conter aux élèves de nos écoles, l’histoire, si mal connue, de notre commune ?.

L’exemple de Mme RUELLE qui depuis plusieurs mois s’occupe, avec dévouement et efficacité, de l’aide aux devoirs dans le cadre de la garderie périscolaire est un exemple à suivre.

  • Solidarité ensuite entre les différentes catégories sociales et professionnelles et entre les résidents permanents et les résidents secondaires de notre commune.

Je souhaiterais ici vous soumettre une idée simple qui me tient à cœur car je sais qu’elle peut fonctionner chez nous comme je l’ai vue fonctionner ailleurs.

Nous avons la chance de compter dans la population lyonsaise  des chefs d’entreprises, des cadres, des professionnels libéraux, des hauts fonctionnaires, en activité ou à la retraite, bref, des personnes qui occupent ou qui ont occupé des postes à responsabilité dans le public ou le privé et qui, grâce notamment à leurs expériences et à leurs carnets d’adresses, seraient susceptibles d’aider d’autres lyonsais à réaliser leurs projets.

La difficulté tient seulement à faciliter la rencontre des uns avec les autres.

Or, cette rencontre, je vous propose de l’organiser dans un cadre associatif, et j’invite toutes les bonnes volontés à me contacter afin de mettre sur pied ce projet qui pourrait d’ailleurs dépasser le cadre strictement communal pour s’étendre à toutes les communes du canton.

Il ne s’agit là que de quelques idées tendant à renforcer les liens qui nous unissent déjà à notre commune. Je suis persuadé que vous en avez beaucoup d’autres. Alors n’hésitez pas à en parler et à solliciter, au besoin, l’aide de vos élus.

Plus que jamais l’impératif de solidarité rend aujourd’hui obsolète un certain nombre de clivages et de comportements et, pour reprendre une jolie formule de N. HULOT tirée de son Pacte Ecologique, cet impératif  « invite expressément à construire des passerelles plutôt qu’à ériger des murs. »

A méditer !

Franck LANGLOIS

02.01.2007

Voeux 2007

Excellente année 2007 à vous-même et à tous ceux qui vous entourent.

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