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21.05.2007
L'ouverture selon l'UDF
Après avoir fait une campagne ouvertement ancrée à droite, N. SARKOZY présente aujourd'hui un gouvernement qu'il qualifie d'ouverture.
Il ne s’agit toutefois pas de l’ouverture voulue par F. BAYROU pendant sa campagne.
L'état d'esprit de FB c'est “travaillons ensemble sur nos convergences puis trouvons ensemble un compromis sur nos divergences”.
Celui de N. SARKOZY c'est “vous connaissez mon programme ! Qui veut participer à sa réalisation ?”Il ne s’agit en fait que de ralliements de personnalités (de droite et de gauche) qui contribuent à mettre en place des propositions qui ne sont pas les leurs, un programme sur lequel ils n’ont pas travaillé et qu’ils ont parfois combattu pendant l’élection présidentielle.
Cette différence de conception, nous allons la retrouver à l'occasion des législatives.
Vous aurez le choix entre :
- un candidat de la majorité présidentielle qui n'aura pas d'autre liberté que de dire toujours oui au Gouvernement
- un candidat de l'UDF MOUVEMENT DEMOCRATE qui disposera de la liberté nécessaire pour dire parfois oui et parfois non
A titre d'exemple, je peux d'ores et déjà vous dire que :
- je voterai le projet du gouvernement tendant à défiscaliser les heures supplémentaires parce que j'estime cette réforme nécessaire pour relancer la production, le pouvoir d'achat et à terme la croissance
- je m'opposerai à la réforme du bouclier fiscal parce que cette réforme ne profitera qu'à quelques personnes très aisées, qu'elle n'est pas indispensable pour relancer notre économie et qu'elle n'est pas opportune compte tenu de notre état d'endettement
- je voterai pour l'augmentation du budget de la justice, la multiplication des centres d'éducation renforcés et l'amélioration de l'état de nos prisons, parce que la baisse de la délinquance passe nécessairement par une baisse de la récidive et un effort important sur la réinsertion
- je m'opposerai à l'instauration de peines pénales minimales parce que je crois plus que jamais au principe d'individualisation de la peine : la peine doit pouvoir être appréciée par le juge en fonction de la gravité des faits commis mais aussi en fonction des circonstances de l'infraction et de la personnalité du prévenu
Je pense par ailleurs que sur toutes ces questions, il est indispensable de débattre et de réfléchir avec les professionnels concernés.
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