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27.08.2007
LA CRISE DU PS
Avant son Université d’été, le PS se déchire.
Vous avez, je pense, pris connaissance des dernières déclarations de S. ROYAL, de M.N. LIENEMANN, de J.L. MELENCHON ou encore de C.ALLEGRE . Ce n’est plus de la critique mais du lynchage !
Ces querelles partisanes m’inspirent trois réflexions :
- je suis surpris que dans une famille on ne se dise pas les choses en face, dans l’intimité, et que l’on préfère publier des livres pour régler ses comptes
- la haine qui transparaît dans les déclarations des uns et des autres ne me semble pas de nature à faciliter la réconciliation et je crains, pour ce parti et pour la démocratie, que le PS ne mette plusieurs années à se relever
- le malheur des uns faisant le bonheur des autres, je pense (et on le constate déjà) que de nombreux militants venus des rangs de la gauche vont gonfler les effectifs de l’UDF/MODEM. Cela ne me dérange nullement, bien au contraire. Je souhaite simplement préciser à ces nouveaux militants, que l’UDF/MODEM ne doit pas être perçu comme un supplétif du PS. L’UDF/MODEM n’est pas un parti de centre gauche par opposition au NOUVEAU CENTRE qui, lui, s’est ouvertement positionné au centre droit. L’UDF/MODEM ne s’inscrit ni dans l’opposition ni dans la majorité présidentielle ; ce parti souhaite garder une totale autonomie dans ses prises de position. Il n’entend donc pas faire de l’anti-Sarkozy systématique. Le MODEM est par ailleurs attaché à certaines valeurs telle que le libre échange, la restauration d’une Europe forte et solidaire ou encore la réduction des déficits publics. Tout cela doit bien être compris pour que l’UDF/MODEM ne vive pas dans quelques années ce que le PS subit aujourd’hui.
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25.08.2007
SARKOZY ET LE DEBAT DEMOCRATIQUE
Depuis le 6 mai dernier, il est partout.
Il ne se passe pas une journée sans que la presse ne fasse sa une sur ses déplacements, ses déclarations et ses propositions.
Derrière cette omniprésence médiatique, c’est en fait tout l’espace démocratique que N. SARKOZY occupe.
Depuis son élection, les syndicats et les partis d’opposition sont totalement inaudibles comme d’ailleurs tous les ténors de l’UMP !
On ne voit et n’entend que lui, même lorsqu’il est en vacances à plusieurs milliers de kilomètres de Paris.
Cet omniprésence du Chef de l’Etat ne me paraît pas bonne pour notre pays et ce pour deux raisons essentielles :
- je suis profondément persuadé qu’un homme seul, aussi brillant soit il, ne peut avoir raison sur tout. Je suis également convaincu, et l’histoire nous l’a montré, que le pouvoir est par nature source d’abus et que, si l’on souhaite qu’il s’exerce toujours dans l’intérêt collectif, il doit nécessairement être accompagné de contre pouvoirs influents. Aujourd’hui seul le Conseil Constitutionnel semble pouvoir jouer ce rôle. Le pouvoir législatif s’est mué en chambre d’enregistrement des projets présidentiels tandis que le pouvoir judiciaire se trouve de plus en plus encadré comme en témoignent par exemple l’instauration de peines planchers ou encore la volonté de confier à des médecins experts le pouvoir de décider de la mise en liberté ou non des délinquants sexuels.
- la maîtrise de l’ordre du jour démocratique est toute aussi inquiétante et prive notre pays de tout débat. La technique présidentielle est simple mais efficace : il s’empare d’un sujet d’actualité pour faire immédiatement une proposition, le plus souvent simpliste et populaire et dés que sa proposition a fait le tour des médias, il s’empresse de faire la une sur un autre sujet pour ne surtout pas laisser le temps à ceux qui pensent différemment de lui apporter la contradiction. Résultat : la population ne dispose plus que d’un seul avis, le sien !
Que l’on acquiesce ou non aux propositions de N.SARKOZY, le contrôle qu’il exerce aujourd’hui sur le débat démocratique est inquiétant et tous les démocrates de ce pays devraient réagir. Je serais notamment heureux d’entendre sur la question nos amis du Nouveau Centre et en particulier son Président qui, à l’époque où il soutenait la candidature de F BAYROU, a beaucoup écrit sur l’importance des contre pouvoirs.
Le projet de 6ème République est-il enterré ?
09:30 Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
23.08.2007
MODEM & NOUVEAU CENTRE
La passion des dernières élections étant retombée, il m’est apparu nécessaire de faire un point sur l’avenir du centre dans le paysage politique français.
Ce centre a aujourd’hui deux représentants déclarés : l’UDF/MODEM et le NOUVEAU CENTRE.
- l’UDF/MODEM n’a d'avenir, selon moi, que s’il parvient à fédérer les « anciens UDF », traditionnellement de centre droit, et les « nouveaux MODEM » qui, pour une part, proviennent des rangs des radicaux de gauche ou des sociaux démocrates et, pour une autre part, du rang des « non encartés » (comme moi) qui ont vu, dans la démarche du MODEM, la possibilité de faire, pour la première fois, de la politique autrement. C’est cette idée du rassemblement qui a conduit F. BAYROU aux portes du second tour des présidentielles et qui fera du Centre une force politique incontournable dans les années à venir.- Le NOUVEAU CENTRE n’a, pour sa part, aucun avenir et ce pour une raison simple : ce parti n’est pas né sur un programme et ne repose sur aucun idéal politique. Sa création ne se justifie que par les ambitions personnelles de certains et par le rejet d’une stratégie politique. Il avait pour vocation de rassembler ceux qui craignaient un rapprochement de l’UDF avec le PS, rapprochement qui n’a pourtant (on a pu le vérifier depuis) jamais été envisagé ! Le NOUVEAU CENTRE n’a par ailleurs aucune autonomie. Sa survie ne dépend aujourd’hui que de l’UMP et des investitures que ce dernier voudra bien lui concéder pour les prochaines échéances électorales. Le NOUVEAU CENTRE n’a aucun électorat. Ce n’est que grâce à celui de l’UMP qu’il est parvenu à créer un groupe parlementaire lors des dernières élections législatives. Pour cette raison, le NOUVEAU CENTRE n’a aucune liberté de parole. Comment pourrait il prétendre le contraire alors que sa résistance à l’exécutif peut à tout moment lui faire perdre des investitures ? Comment peut on enfin revendiquer une liberté de parole lorsque l’on compte 4.000 militants face à l’UMP qui en rassemble plusieurs centaines de milliers !!
Ceci étant dit, la stratégie politique mise de côté, je pense profondément que les adhérents de l’UDF/MODEM et du NOUVEAU CENTRE pensent la même chose sur les principaux sujets de société. Alors, à quoi sert aujourd’hui cette division ? A rien, sauf à nous détruire !
Le Centre a, pour la première fois de son histoire, une chance unique de devenir une force politique incontournable. Je souhaite que nous la saisissions ensemble.
Il faut néanmoins que chacun ait le courage de ses idées et trouve sa place :
- ceux qui se retrouvent dans le programme de l’UMP doivent adhérer à l’UMP : à quoi sert de vouloir se distinguer si on acquiesce systématiquement, les yeux fermés, à tous les faits et gestes de l'Elysée ?
- ceux qui viennent du PS ou du PRG et qui veulent seulement se servir du MODEM comme d’un tremplin électoral, indépendamment de toute conviction, n’ont pas, non plus, leur place dans nos rangs
Rassemblé dans un seul parti,
Cohérent dans notre discours,
Nous pouvons allez très loin !
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