23.05.2007
PLANNING DES REUNIONS PUBLIQUES
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30.11.2006
Mandat ou titre de propriété ?
Lors de la réunion publique qui s’est tenue le 14 novembre dernier aux ANDELYS sur le thème de la discrimination, le député Maire de cette ville que, par respect, je suis allé saluer, s’est ouvertement étonné de ma présence et ce pour deux motifs, dont le second ne manque pas de sel :
- « vous n’avez pas été invité » ! : je me suis simplement contenté de rappeler à mon interlocuteur que la réunion était publique, comme cela m’a d’ailleurs été confirmé par les organisateurs (la presse locale avait d’ailleurs fait de la publicité sur cette manifestation).
- « vous êtes chez moi et vous n’avez rien à faire ici » ! : cette remarque, je vous l’avoue, m’a coupé la parole ! Selon mon interlocuteur, je n’aurais pas le droit, en raison de mes engagements au sein de l’UDF, de me présenter face à lui dans SA ville et dans SA circonscription !
Cette attitude est malheureusement révélatrice du comportement de certains de nos élus qui confondent mandat et titre de propriété !
Il est toutefois nécessaire de rappeler que la circonscription n’appartient pas aux députés !
Ils n’en sont que les représentants et en cette qualité ils ne disposent pas que de droits mais ils ont aussi et surtout des devoirs dont le premier me semble être d’écouter ses concitoyens même s’ils sont d’un avis contraire !
Que le député de la 5ème circonscription se rassure : je n’ai pas l’intention de «lui prendre sa circonscription » car je ne considère pas qu’elle soit « à prendre ».
J’ai simplement et plus modestement l’intention de faire prévaloir les idées de l’UDF lors des élections législatives et ce afin de pouvoir défendre ses mêmes idées à l’Assemblée Nationale, pour le compte de tous les habitants de la circonscription.
Franck LANGLOIS.
19:05 Publié dans Législatives | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : législatives, eure, lyons, vernon, udf
09.11.2006
Pourquoi suis-je candidat ?
1/ Mes convictions
Je ne suis pas de ceux qui décident d’adhérer à une formation politique pour satisfaire des ambitions électorales.
De même, je ne suis pas un homme d’appareil qui aurait grandi à l’ombre d’une figure politique locale et qui aurait été formaté pour lui succéder.
Ma volonté d’engagement remonte au soir d’un triste jour d’avril 2002 où le leader du front national s’est trouvé propulsé au second tour de l’élection présidentielle.
Je me souviens, ce soir là, m’être senti coupable de ne rien avoir fait pour l’empêcher et m’être juré de ne plus rester spectateur dans le débat politique.
Mon engagement au sein de l’UDF est intervenu quelques années plus tard lorsque la direction de ce parti a fait le choix courageux de s’affirmer comme une alternative aux deux grands partis traditionnels du paysage politique français et de prendre enfin son indépendance vis à vis de l’UMP.
Je retrouve dans les idées défendues par l’UDF ce que je pense profondément depuis de nombreuses années, à savoir que la France ne parviendra à surmonter ses difficultés que si elle sort du traditionnel clivage gauche/droite qui, depuis 25 ans, la paralyse et si elle accepte de porter à sa tête un homme capable de rassembler des gens de droite, de gauche et du centre choisis non en fonction de leurs couleurs politiques mais en fonction de leurs compétences.
Je suis profondément persuadé que la France ne peut répondre aux défis de ce nouveau siècle que si elle est unie et si elle parvient à surmonter ses divisions qui, pour beaucoup, ne sont en fait que des postures électorales totalement stériles
2/ Mes projets
En théorie, les députés votent, après les avoir débattues, les lois de la République Française.
Cette noble fonction est aujourd’hui totalement dévoyée : l’Assemblée Nationale est réduite, sous l’autorité d’un parti unique (qui ne représente pourtant que moins de 20% de l’électorat), au rôle de chambre d’enregistrement des volontés gouvernementales.
Elle n’est pas maître de son ordre du jour et son pouvoir d’amendement s’expose quant à lui aux foudres du gouvernement qui, par le biais du 49-3, peut facilement le réduire à néant.
A titre d’exemple, rappelons-nous que, durant la dernière législature, les députés n’ont été autorisés à débattre de l’entrée de la Turquie dans l’Union Européenne que pendant deux heures et qu’ils se sont vus refuser le droit de voter sur cette question pourtant essentielle pour l’avenir de l’Europe et de la France !
Les députés ont même aujourd’hui moins de pouvoir qu’un réalisateur de cinéma comme l’a démontré le film « Indigènes » qui, en une seule projection, est parvenu à rétablir l’égalité de traitement entre les anciens combattants étrangers et les anciens combattants français, alors que cette mesure était réclamée depuis plusieurs années par de nombreux élus.
Belle démocratie que la nôtre où, une majorité de députés désabusés désertent régulièrement les bancs de l’assemblée.
Je n’ai pour ma part certainement pas l’intention d’être un député « croupion » à la botte d’un Gouvernement tout puissant.
C’est pourquoi la première des réformes à mettre en œuvre (réforme qui figure expressément dans le programme de François BAYROU, Président de l’UDF), consiste pour moi à modifier les pouvoirs et les conditions de fonctionnement de l’Assemblée Nationale afin que les députés jouent pleinement leur rôle de représentation comme dans toutes les démocraties modernes.
Il en va de la crédibilité de nos institutions et de l’image des politiques auprès de nos concitoyens.
Ces derniers sont majoritairement persuadés que le politique ne peut rien.
C’est malheureusement le cas aujourd’hui mais il ne tient qu’à nous de changer les choses.
Sur le fond maintenant, les sujets prioritaires ne manquent pas au premier rang desquels, il me paraît essentiel de mettre l’éducation et la recherche, l’environnement, l’exclusion, l’entreprise et l’emploi, l’Europe et la sécurité.
Sur tous ces sujets et pleins d’autres, j’entends débattre librement avec les habitants de la circonscription que je retrouverai, si je suis investi, sur le terrain (j’entends en effet me rendre dans toutes les communes de la circonscription sans exception) ou sur internet à l’adresse suivante http//francklanglois.hautetfort.com (« hautetfort » n’étant pas mon slogan de campagne mais le site qui héberge mon blog !!).
3/ Mes compétences
J’entends parfois dire que pour occuper les fonctions de député, il faudrait avoir préalablement exercé les fonctions de Maire et/ou de Conseiller Général ou Régional dans sa circonscription.
Cette affirmation ne me semble toutefois pas justifiée tant les fonctions de député sont différentes de celles d’un élu local.
Il faut par ailleurs cesser de concevoir la politique comme une carrière professionnelle qui obéirait à une trajectoire pré définie. La politique n’est pas pour moi un métier. Il est même dangereux qu’elle le soit, l’homme politique qui veut faire carrière étant le plus souvent conduit à l’immobilisme. Je souhaite simplement être au service de mes concitoyens et de mes idées !
A toutes fins, j’entends rappeler à ceux qui douteraient de mon ancrage local, que je suis membre délégué du Conseil Municipal de Lyons la Forêt depuis 2001 et que je connais parfaitement la 5ème circonscription de l’Eure pour y avoir mes racines (ma famille a tenu durant quatre générations le même commerce à Charleval de 1870 à 2003 !), pour y avoir grandi et m’y être installé (j’habite à Lyons la Forêt depuis 1998).
J’entends également certains affirmer que pour briguer un siège au Palais Bourbon, il faudrait attendre d’avoir au moins la cinquantaine, voire plus.
N’oublions pas toutefois que l’Assemblée Nationale a vocation à représenter l’ensemble du peuple français et donc les trentenaires et les quadragénaires et qu’à cet âge on peut avoir des convictions et des idées à défendre.
En toute modestie, je pense que ma formation et mon expérience professionnelle en tant qu’avocat depuis plus de douze ans sont parfaitement compatibles avec les fonctions de député.
Je connais bien en particulier le monde de la justice, celui des entreprises, celui du droit du travail et je m’intéresse de plus en plus aux problèmes d’environnement.
J’ai l’habitude d’écouter et de dire clairement ce que je pense, ce que mes collègues du Conseil Municipal de Lyons la Forêt pourront d’ailleurs vous confirmer.
Alors, bien entendu, j’ai un handicap : il s’agit pour moi, si je suis investi, de ma première campagne électorale alors que mes adversaires de droite comme de gauche ont déjà une longue expérience en la matière. Mais est-ce vraiment un handicap !?
Ne devient-il pas urgent au contraire de changer les acteurs politiques et les méthodes de travail ?
J’en suis pour ma part convaincu.
A moi désormais de vous en persuader.
Franck LANGLOIS.
17:05 Publié dans Législatives | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : législatives, eure, lyons, vernon, udf, candidature
22.10.2006
Pour un renouvellement des acteurs politiques
Lorsque Monsieur GILARD, actuel député UMP de la 5ème circonscription de l'EURE, a appris ma candidature à l’investiture UDF pour les prochaines élections législatives, sa réaction a été claire : les fonctions de député ne peuvent sérieusement être confiées à un jeune ambitieux de 38 ans !
Cette réponse est symptomatique de la surreprésentation des quinquas, des sexas et même des septuagénaires dans les principaux postes à responsabilités de notre pays. Il s’agit même de l’une des principales caractéristiques du personnel politique français, au moins autant que la sous- représentation des femmes et de ce qu’il est coutume d’appeler « les minorités visibles ».
Il n’est pas question bien entendu de remettre ici en cause la compétence et le rôle déterminant joué par nos anciens et de contester la nécessité pour nous tous de profiter de leur expérience, mais il est important de s’interroger sur le sens et l’impact de cette longévité.
Cette question est d’autant plus essentielle que notre société vieillit et que le maintien en poste des anciens a pour effet de sacrifier une génération entière qui se voit barrer l’accès aux responsabilités.
Cette situation s’explique par plusieurs facteurs dont voici les principaux :
- l’engagement politique prend du temps et on sait tous que lorsque l’on est en activité et que l’on a la charge d’une famille, le temps manque cruellement.
- les partis politiques traditionnels sont très hiérarchisés et il est extrêmement difficile pour un ou une jeune d’atteindre un poste à responsabilité. Il est à cet égard symptomatique de constater les réactions de notre actuel député qui n’entend voir personne au sein de son parti venir contester son leadership local.
- cette situation s’explique aussi par l’attitude des français qui sont sans cesse partagés entre le désir de renouvellement et le sentiment de sécurité que leur inspirent des visages familiers.
A la vigueur de la jeunesse et à l’audace du risque, ils préfèrent souvent le côté rassurant de l’expérience et le confort que présente l’absence de surprises.
Face à la peur de l’avenir, ils cherchent le réconfort dans le passé.
Ce phénomène illustre malheureusement, une fois de plus, le manque de confiance de la France en elle-même et en sa jeunesse et sa nostalgie pour les temps anciens où tout allait bien.
Pour autant la solution à nos problèmes ne viendra pas de la contemplation de notre passé glorieux mais d’un sursaut que seule une large représentation nationale rassemblant des hommes et des femmes de toutes les générations et de toutes les origines pourra porter.
Franck LANGLOIS
18:45 Publié dans Législatives | Lien permanent | Commentaires (3) | Envoyer cette note | Tags : législatives, eure, lyons, vernon, udf



