04.02.2007

L'indifférence

Quelle est la principale qualité d’un homme politique : « l’indifférence ! » 
Cette réponse est sortie, le 1er février dernier, de la bouche de….Raymond BARRE sur le plateau du Grand Journal de CANAL + !!


Indifférence, non pas, bien sur, à l’égard des problèmes de société que les politiques ont la charge de régler,  mais indifférence à l’égard des critiques et de ceux qui les propagent.


Il a certainement raison : on ne peut en effet passer son temps à répondre aux attaques de ses adversaires politiques et de ceux qui, sans vous connaître vraiment, sauf à travers le filtre déformant des médias, se croient autorisés à vous juger.

Reconnaissons toutefois que la chose n’est pas facile, surtout quand les attaques ne portent pas sur votre action mais sur votre personne et parfois sur votre moralité.

Les quelques mois qui viennent de s’écouler m’ont permis de constater à quel point certains élus et candidats avides de pouvoir ou encore certains journalistes en quête de sensationnel,  pouvaient faire preuve d’aggressivité et de mauvaise foi pour vous salir et vous détruire. 

Je cherchais depuis quelques jours un moyen de leur répondre.

R. BARRE m’a donné la solution :
c
e sera l’INDIFFERENCE.

09.11.2006

Pourquoi suis-je candidat ?

L’annonce de ma candidature à l’investiture UDF pour les prochaines législatives est le fruit d’une longue réflexion sur mes convictions, mes projets mais aussi sur mes compétences à occuper de telles fonctions. 

1/ Mes convictions

Je ne suis pas de ceux qui décident d’adhérer à une formation politique pour satisfaire des ambitions électorales.
De même, je ne suis pas un homme d’appareil qui aurait grandi à l’ombre d’une figure politique locale et qui aurait été formaté pour lui succéder.
Ma volonté d’engagement remonte au soir d’un triste jour d’avril 2002 où le leader du front national s’est trouvé propulsé au second tour de l’élection présidentielle.
Je me souviens, ce soir là, m’être senti coupable de ne rien avoir fait pour l’empêcher et m’être juré de ne plus rester spectateur dans le débat politique.

Mon engagement au sein de l’UDF est intervenu quelques années plus tard lorsque la direction de ce parti a fait le choix courageux de s’affirmer comme une alternative aux deux grands partis traditionnels du paysage politique français et de prendre enfin son indépendance vis à vis de l’UMP.

Je retrouve dans les idées défendues par l’UDF ce que je pense profondément depuis de nombreuses années, à savoir que la France ne parviendra à surmonter ses difficultés que si elle sort du traditionnel clivage gauche/droite qui, depuis 25 ans, la paralyse et si elle accepte de porter à sa tête un homme capable de rassembler des gens de droite, de gauche et du centre choisis non en fonction de leurs couleurs politiques mais en fonction de leurs compétences.

Je suis profondément persuadé que la France ne peut répondre aux défis de ce nouveau siècle que si elle est unie et si elle parvient à surmonter ses divisions qui, pour beaucoup, ne sont en fait que des postures électorales totalement stériles

2/ Mes projets

En théorie, les députés votent, après les avoir débattues, les lois de la République Française.

Cette noble fonction est aujourd’hui totalement dévoyée : l’Assemblée Nationale est réduite, sous l’autorité d’un parti unique (qui ne représente pourtant que moins de 20% de l’électorat), au rôle de chambre d’enregistrement des volontés gouvernementales.
Elle n’est pas maître de son ordre du jour et son pouvoir d’amendement s’expose quant à lui aux foudres du gouvernement qui, par le biais du 49-3, peut facilement le réduire à néant.
A titre d’exemple, rappelons-nous que, durant la dernière législature, les députés n’ont été autorisés à débattre de l’entrée de la Turquie dans l’Union Européenne que pendant deux heures et qu’ils se sont vus refuser le droit de voter sur cette question pourtant essentielle pour l’avenir de l’Europe et de la France !
Les députés ont même aujourd’hui moins de pouvoir qu’un réalisateur de cinéma comme l’a démontré le film « Indigènes » qui, en une seule projection, est parvenu à rétablir l’égalité de traitement entre les anciens combattants étrangers et les anciens combattants français, alors que cette mesure était réclamée depuis plusieurs années par de nombreux élus.

Belle démocratie que la nôtre où, une majorité de députés désabusés désertent régulièrement les bancs de l’assemblée.

Je n’ai pour ma part certainement pas l’intention d’être un député « croupion » à la botte d’un Gouvernement tout puissant.
C’est pourquoi la première des réformes à mettre en œuvre (réforme qui figure expressément dans le programme de François BAYROU, Président de l’UDF), consiste pour moi à modifier les pouvoirs et les conditions de fonctionnement de l’Assemblée Nationale afin que les députés jouent pleinement leur rôle de représentation comme dans toutes les démocraties modernes.
Il en va de la crédibilité de nos institutions et de l’image des politiques auprès de nos concitoyens.
Ces derniers sont majoritairement persuadés que le politique ne peut rien.

C’est malheureusement le cas aujourd’hui mais il ne tient qu’à nous de changer les choses.

Sur le fond maintenant, les sujets prioritaires ne manquent pas au premier rang desquels, il me paraît essentiel de mettre l’éducation et la recherche, l’environnement, l’exclusion, l’entreprise et l’emploi, l’Europe et la sécurité.
Sur tous ces sujets et pleins d’autres, j’entends débattre librement avec les habitants de la circonscription que je retrouverai, si je suis investi, sur le terrain (j’entends en effet me rendre dans toutes les communes de la circonscription sans exception) ou sur internet à l’adresse suivante http//francklanglois.hautetfort.com (« hautetfort »  n’étant pas mon slogan de campagne mais le site qui héberge mon blog !!).

3/ Mes  compétences

J’entends parfois dire que pour occuper les fonctions de député, il faudrait avoir préalablement exercé les fonctions de Maire et/ou de Conseiller Général ou Régional dans sa circonscription.

Cette affirmation ne me semble toutefois pas justifiée  tant les fonctions de député sont différentes de celles d’un élu local.

Il faut par ailleurs cesser de concevoir la politique comme une carrière professionnelle qui obéirait à une trajectoire pré définie. La politique n’est pas pour moi un métier. Il est même dangereux qu’elle le soit, l’homme politique qui veut faire carrière étant le plus souvent conduit à l’immobilisme. Je souhaite simplement être au service de mes concitoyens et de mes idées !

A toutes fins, j’entends rappeler à ceux qui douteraient de mon ancrage local, que je suis membre délégué du Conseil Municipal de Lyons la Forêt depuis 2001 et que je connais parfaitement la 5ème circonscription de l’Eure pour y avoir mes racines (ma famille a tenu durant quatre générations le même commerce à Charleval de 1870 à 2003 !), pour y avoir grandi et m’y être installé (j’habite à Lyons la Forêt depuis 1998).

J’entends également certains affirmer que pour briguer un siège au Palais Bourbon, il faudrait attendre d’avoir au moins la cinquantaine, voire plus.
N’oublions pas toutefois que l’Assemblée Nationale a vocation à représenter l’ensemble du peuple français et donc les trentenaires et les quadragénaires et qu’à cet âge on peut avoir des convictions et des idées à défendre.
En toute modestie, je pense que ma formation et mon expérience professionnelle en tant qu’avocat depuis plus de douze ans sont parfaitement compatibles avec les fonctions de député.

Je connais bien en particulier le monde de la justice, celui des entreprises, celui du droit du travail et je m’intéresse de plus en plus aux problèmes d’environnement.

J’ai l’habitude d’écouter et de dire clairement ce que je pense, ce que mes collègues du Conseil Municipal de Lyons la Forêt pourront d’ailleurs vous confirmer.

Alors, bien entendu, j’ai un handicap : il s’agit pour moi, si je suis investi, de ma première campagne électorale alors que mes adversaires de droite comme de gauche ont déjà une longue expérience en la matière. Mais est-ce vraiment un handicap !?

Ne devient-il pas urgent au contraire de changer les acteurs politiques et les méthodes de travail ?

J’en suis pour ma part convaincu.

A moi désormais de vous en persuader.

Franck LANGLOIS.