23.03.2007
Comité BAYROU
A un mois du premier tour de l’élection présidentielle, nous avons décidé, avec Karin TOURMENTE-LEROUX, de créer un comité de soutien à François BAYROU dans la 5ème circonscription de l’Eure.
Ce comité à pour objectif de fédérer tous les militants et sympathisants désireux de s’investir dans la campagne électorale pour distribuer programmes et tracts et pour apporter à toutes les personnes qui souhaitent en savoir plus sur le projet de F. BAYROU des réponses à leurs questions.
La première réunion de ce comité se tiendra au restaurant LE COTTAGE à VERNON (1 Avenue Pierre Mendès-France), à partir de 19h, mardi 27 mars.
Cette réunion est ouverte à toutes et tous.
Pour toutes questions, n’hésitez pas à nous contacter à l’adresse mail suivante : comitebayrou5eme27@orange.fr ou encore sur ce blog.
10:25 Publié dans Présidentielle | Lien permanent | Commentaires (3) | Envoyer cette note | Tags : présientielle, Bayrou, François, UDF, comité, soutien, eure
05.02.2007
Replacer l'humain au coeur de notre société
La presse s’est faite l’écho, il y a plusieurs jours, de l’arrestation par les forces de l’ordre de plusieurs sans papier au moment où ces derniers se rendaient à la permanence des restos du cœur.
Cette information m’inspire les commentaires suivants :
- si la loi doit bien entendu être respectée par tous, sur l’ensemble de notre territoire, son application doit toutefois obéir à certains principes supérieurs relevant, non de ce que les juristes appellent communément le droit positif, mais des droits naturels de l’homme, tels que la dignité et le respect de la vie humaine.
- en application de ces principes, il me paraît inadmissible que l’on profite de la détresse de personnes affamées, contraintes de se rendre dans les seuls endroits où on leur propose un repas, pour les arrêter, comme pourraient le faire des chasseurs qui se positionneraient aux abords d’un point d’eau pour attendre le gibier venant se désaltérer.
Cette arrestation qu’aucun Ministre de l’Intérieur n’aurait osé ordonner il y a encore quelques années, de peur d’émouvoir nos concitoyens à quelques semaines d’une élection majeure, est malheureusement la preuve d’un certain détachement de l’opinion publique sur la misère humaine, détachement entretenu par la diffusion quotidienne d’informations de plus en plus sanglantes (on finit par ne plus rien ressentir à l’annonce de la mort de centaines d’anonymes au travers le monde) et par un discours de fermeté qui fait vendre de plus en plus de…. voix !!
Si la tendance n’est pas irréversible, il devient néanmoins urgent de replacer l’humain au cœur de notre société.
09:50 Publié dans Société | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : législatives, eure, lyons, vernon, udf, société, sdf
04.02.2007
L'indifférence
Quelle est la principale qualité d’un homme politique : « l’indifférence ! »
Cette réponse est sortie, le 1er février dernier, de la bouche de….Raymond BARRE sur le plateau du Grand Journal de CANAL + !!
Indifférence, non pas, bien sur, à l’égard des problèmes de société que les politiques ont la charge de régler, mais indifférence à l’égard des critiques et de ceux qui les propagent.
Il a certainement raison : on ne peut en effet passer son temps à répondre aux attaques de ses adversaires politiques et de ceux qui, sans vous connaître vraiment, sauf à travers le filtre déformant des médias, se croient autorisés à vous juger.
Reconnaissons toutefois que la chose n’est pas facile, surtout quand les attaques ne portent pas sur votre action mais sur votre personne et parfois sur votre moralité.
Les quelques mois qui viennent de s’écouler m’ont permis de constater à quel point certains élus et candidats avides de pouvoir ou encore certains journalistes en quête de sensationnel, pouvaient faire preuve d’aggressivité et de mauvaise foi pour vous salir et vous détruire.
Je cherchais depuis quelques jours un moyen de leur répondre.
R. BARRE m’a donné la solution :
ce sera l’INDIFFERENCE.
10:35 Publié dans Dans la 5e circonscription | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : législatives, eure, lyons, vernon, udf, candidature
30.01.2007
Les délocalisations (suite)
Je viens de prendre connaissance ce matin des derniers chiffres sur l’attractivité de la France auprès des entreprises étrangères :
Ces dernières ont créé en 2006, 35.000 emplois sur notre territoire.
Elles ont parallèlement investi 68 milliards d’euros.
Les délocalisations sont, quant à elles, responsables de 7 % des licenciements.
Avec de tels chiffres, comment peut on prendre au sérieux ceux qui préconisent de fermer les frontières !?
08:55 Publié dans Dans la 5e circonscription | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : législatives, eure, lyons, vernon, udf, présidentielle, économie
16.01.2007
Sur la réforme fiscale
Le débat fiscal vient d’être relancé par une gauche toujours aussi dogmatique qui croît que les personnes qui gagnent plus de 4.000 € par mois sont des nantis qui devraient être surtaxés.
Cette manière de relancer le débat m’inspire les observations suivantes :
- il est insupportable d’entendre des politiques, qui se disent pourtant responsables, pointer du doigt ceux qui ont pu réussir dans leurs études et leurs parcours professionnels. Si l’on souhaite aider notre pays à s’en sortir, il est temps de valoriser la réussite et d’encourager nos concitoyens à entreprendre plutôt que de les inciter à s’expatrier
- la stigmatisation d’une catégorie de français est elle aussi dangereuse : on laisse croire que les personnes percevant plus de 4000 euros par mois ne paieraient finalement aucun impôt ou pire, qu’il ne souhaiteraient pas en payer, alors que cela est totalement faux !
Plutôt que de procéder ainsi, je pense que la réforme fiscale devrait être envisagée de la manière suivante :
- alors que l’impôt sur le revenu est actuellement payé par moins d’un foyer sur deux, la sagesse voudrait que l’on opte pour une assiette plus large avec des taux réduits.
- nous devrions par ailleurs faire le ménage en gommant toutes les exonérations, déductions et autres défiscalisations qui rendent notre système fiscal incompréhensible sauf pour les contribuables les plus aisés (pas ceux qui gagnent 4.000 € par mois) qui ont les moyens de s’entourer de fiscalistes. La suppression de ces avantages devrait à elle seule améliorer le produit de l’impôt de quelques milliards, milliards dont nous avons un besoin urgent pour réduire le déficit de nos finances publiques.
Comme pour d’autres réformes, nous devons systématiquement rechercher à rassembler, à simplifier et ce pour plus d’efficacité.
Comme Jean ARTHUIS (Président UDF de la Commission des Finances du SENAT) le dit fort justement : « l’heure est venue de refonder le pacte républicain sur l’impôt ».
19:15 Publié dans Fiscalité | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : législatives, eure, lyons, vernon, udf, fiscalité
21.12.2006
Humeurs matinales !
En deux jours, la gauche et la droite, dont les leaders se vantent pourtant de vouloir faire de la politique autrement, ont montré qu’en terme de démagogie, ils n’avaient rien à envier à leurs aînés
Citons pêle-mêle, les engagements suivants :
- il n’y aura plus de SDF dans les rues d’ici deux ans (SARKOZY)
- il n’y aura pas d’impôts sur le revenu en 2008 (la droite)
- après mon élection il n’y aura plus que des CDI (S.ROYAL)
sans oublier la condamnation solidaire de la gauche et de la droite de la Banque Centrale Européenne qui subitement serait maintenant à l’origine de tous nos problèmes !!
Dans le même temps, SARKOZY et ROYAL sont toujours en tête des sondages d’opinion.
Il est vraiment temps que les Français réagissent !
Ouvrez les yeux et prenez le temps d’écouter le programme de l’UDF et de son Président en consultant notamment le site udf.org.
09:20 Publié dans Présidentielle | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : législatives, eure, lyons, vernon, udf
14.12.2006
Le pouvoir politique et les lobbies
La proposition de loi présentée par H. MORIN et JC LAGARDE pour prévenir le surendettement des particuliers, dont le texte intégral a été reproduit sur ce blog (voir note du 7.12.2006 "Proposition de loi sur le surendettement"), a finalement été rejetée.
L’UMP a voté contre.
Pourquoi ?
Parce que les lobbies financiers sont omniprésents et qu’ils ont trouvé dans les élus UMP des alliés de poids.
Le fait de responsabiliser les organismes de crédits en leur demandant de s’assurer de la solvabilité de leurs clients avant de consentir un prêt, apparaît pourtant une obligation naturelle et élémentaire !
Le vote négatif des élus de la majorité est en fait un exemple de plus des liens étroits qui unissent actuellement le pouvoir et les milieux financiers, liens que l’UDF et son Président n’ont de cesse de dénoncer.
D'une manière plus générale, ce vote m’inspire une réflexion qu’un ami m’a fait partager il y a deux jours :
les lobbies sont l’expression collective de l’individualisme !
A méditer !
18:35 Publié dans Société | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : législatives, eure, lyons, vernon, udf, surendettement, lobbies
07.12.2006
Proposition de loi sur le surendettement
J'entends parfois dire que l'UDF serait plus une formation de contestation que de proposition. J'aurai l'occasion dans les semaines à venir de vous démontrer le contraire en vous présentant le programme de ce parti que j'entends défendre durant la campagne à venir.
En attendant, vous trouverez ci-après la proposition de loi qui vient d'être présentée par JC LAGARDE et H. MORIN, députés UDF, pour prévenir le surendettement.
Si, comme moi, elle vous semble pleine de bon sens, n'hésitez pas à le dire et à la soutenir.
Elle devrait être présentée à l'Assemblée vers le 12 décembre.
Enregistré à la Présidence de l’Assemblée nationale le 30 novembre 2006.
PROPOSITION DE LOI
tendant à prévenir le surendettement,
(Renvoyée à la commission des affaires économiques, de l’environnement et du territoire, à défaut de constitution d’une commission spéciale dans les délais prévus par les articles 30 et 31 du Règlement.)
PRÉSENTÉE
PAR MM. Jean-Christophe LAGARDE et Hervé MORIN, députés.
EXPOSÉ DES MOTIFS
Mesdames, Messieurs,
Le surendettement est à l’origine de situations de détresse qui ne peuvent laisser indifférent le législateur.
Si ce dernier a, depuis quelques années, notablement amélioré le traitement des situations de surendettement, il convient néanmoins d’intervenir plus en amont par la création d’un dispositif efficace de prévention du surendettement.
C’est ainsi que notre assemblée a adopté en 2003 une procédure de rétablissement personnel visant à apporter des réponses à la détresse des foyers surendettés. Hélas, les dispositions de prévention du surendettement concernant l’amélioration de l’information des souscripteurs de prêts sont encore insuffisantes pour réduire le nombre de foyers surendettés. En 2005, ce sont près de 156 000 dossiers qui ont été jugés recevables contre 56 000 il y a dix ans. Or, nous savons parfaitement que le surendettement est lié à l’attribution parfois abusive de crédits à la consommation.
En effet, il ressort du résumé des conclusions de l’enquête réalisée par la Banque de France (septembre 2005) que les crédits à la consommation occupent une place prépondérante dans l’endettement. Les crédits revolving représentent 70 % des crédits figurant dans les dossiers, en progression de 5 % par rapport à 2001. En outre, si l’on assiste à une diminution de la part des dossiers comportant au moins un crédit revolving, on voit simultanément une augmentation de la densité de ce type de crédits dans les dossiers qui en comportent : de 4 crédits revolving en moyenne en 2001, à 6 en 2004. Ces crédits sont accordés sans étude approfondie de la situation des bénéficiaires, parfois directement à la caisse d’un grand magasin.
Afin de responsabiliser les établissements de crédits, il apparaît naturel d’exiger qu’ils étudient la situation financière des souscripteurs. Les établissements de crédit doivent connaître avec précision la solvabilité des demandeurs de crédits à la consommation avant de répondre positivement à leur demande.
Ainsi, s’il apparaissait que l’établissement de crédit n’avait pas procédé à cette vérification, il serait dès lors responsable de la non-solvabilité éventuelle du souscripteur et ne pourrait donc pas engager de procédures de recouvrement, sauf si le souscripteur a délibérément fourni de fausses informations le concernant (article 1).
Dans ce cadre, il convient de leur donner les moyens de s’informer de la situation d’endettement personnelle des emprunteurs. À cette fin, la présente proposition de loi propose la création d’un répertoire des crédits aux particuliers pour des besoins non professionnels (article 2).
Ce répertoire offrirait une double protection aux consommateurs : il serait géré par la seule Banque de France à l’exclusion de tout organisme privé, bancaire ou non, et les établissements de crédit n’auraient accès aux informations que dans l’hypothèse où l’emprunteur potentiel les y aurait explicitement autorisés, interdisant ainsi tout usage commercial de ce répertoire.
Telles sont les principales orientations de la présente proposition de loi qu’il vous est demandé, Mesdames, Messieurs, de bien vouloir adopter.
PROPOSITION DE LOI
Article 1er
Après l’article L. 311-10 du code de la consommation, il est inséré un article L. 311-10-1 ainsi rédigé :
« Art. L. 311-10-1. – Le prêteur qui a accordé un crédit sans s’être préalablement informé de la situation de solvabilité de l’emprunteur, et notamment de sa situation d’endettement global et de ses revenus, ne peut exercer de procédure de recouvrement à l’encontre de l’emprunteur défaillant, ou de toute personne physique ou morale s’étant portée caution, sauf si l’emprunteur a, en connaissance de cause, fait des fausses déclarations ou remis des documents inexacts en vue d’obtenir un crédit. »
Article 2
Après l’article L. 313-6 du code monétaire et financier, il est inséré une sous-section 4 ainsi rédigée :
« Sous-section 4
« Répertoire national des crédits aux particuliers pour des besoins non professionnels
« Art. L. 313-6-1. – Il est institué un répertoire national recensant les crédits accordés aux personnes physiques pour des besoins non professionnels. Ce fichier est géré par la Banque de France. Il est soumis aux dispositions de la loi no 78-17 du 6 janvier 1978 relative à l’informatique, aux fichiers et aux libertés.
« Les établissements de crédit visés par la loi n° 84-46 du 24 janvier 1984 relative à l’activité et au contrôle des établissements de crédit ainsi que les services financiers de La Poste sont tenus de déclarer à la Banque de France les principales caractéristiques des crédits accordés à chaque emprunteur, et notamment le montant, le taux effectif global et l’échéancier de remboursement. Les établissements prêteurs transmettent à la Banque de France les modifications des conditions du crédit.
« L’inscription est conservée pendant toute la durée d’exécution du contrat.
« La Banque de France est seule habilitée à centraliser les informations visées au premier alinéa. Les établissements de crédit et les services financiers susvisés ne peuvent consulter ce fichier à d’autres fins que l’examen de la solvabilité du souscripteur. Ils ne peuvent en aucun cas conserver les informations ainsi obtenues dans un fichier automatisé.
« La Banque de France est déliée du secret professionnel pour la diffusion, aux établissements de crédit et aux services financiers susvisés, des informations nominatives contenues dans le fichier à la demande de ceux-ci avec l’accord écrit préalable du souscripteur.
« Un arrêté du ministre des finances, pris après avis de la Commission nationale de l’informatique et des libertés et du comité visé à l’article L. 614-1, fixe notamment les modalités de collecte, d’enregistrement, de conservation et de consultation de ces informations.
« Dans les départements d’outre-mer, l’institut d’émission des départements d’outre-mer exerce, en liaison avec la Banque de France, les attributions dévolues à celle-ci par le présent article.
« Des décrets en Conseil d’État déterminent les conditions d’application de cet article. »
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04.12.2006
Lettre ouverte aux 17% de sondés qui se disent prêts à voter Le Pen
Dés que j'ai pris connaissance des derniers sondages créditant LE PEN de 17% d'intentions de vote, j'ai imaginé d'écrire une lettre ouverte à ces "sondés désespérés".
En voici le texte :
"Les derniers sondages nous apprennent que vous seriez 17 % en France à vouloir voter pour JM LE PEN au premier tour des élections présidentielles, soit plus que le score réalisé par ce dernier le 21 avril 2002 !
Surprenant ou attendu, le résultat de ce sondage ne peut en tout état de cause laisser indifférent et, compte tenu des risques qu’il représente pour notre démocratie, il nécessite une réaction de la classe politique.
Au nom de l’UDF, je souhaiterais vous faire passer trois messages :
1/ Vous avez le droit d’être entendus.
Depuis les années 1980, le Front National est utilisé par la gauche et la droite comme faire-valoir pour éviter que le paysage politique ne change. F. MITTERRAND s’en est servi pour battre la droite, J. CHIRAC pour battre la gauche et aujourd’hui N. SARKOZY va s’en servir pour tenter de persuader les électeurs qui partagent les idées de l’UDF de voter soit disant utile (autrement dit pour lui !) dés le premier tour pour éviter que J.M. LE PEN ne réitère son score de 2002.
L’utilisation à des fins politiciennes de plus de 15% de l’électorat français est proprement scandaleuse et il est temps que cela cesse.
Les électeurs du Front National n’ont, dans le même temps, aucun moyen de se faire entendre.
Notre système électoral leur interdit en effet, malgré leur poids politique, d’être représentés à l’Assemblée Nationale
Démocratiquement choquante, cette situation conduit paradoxalement à renforcer l’influence de J.M LE PEN auprès de l’opinion publique qui joue la victimisation à outrance.
Cette situation ne peut perdurer et il est temps, comme cela figure dans le programme de l’UDF, d’insérer une dose de proportionnel aux élections législatives et ce afin que toutes les sensibilités de notre pays puissent se faire entendre démocratiquement.
C’est une question de démocratie mais aussi et surtout la seule façon de combattre efficacement les idées extrémistes du leader du Front National ou encore celles de l’extrême gauche. A l’UDF, on préfère débattre de ces idées face à face avec les partisans de ces partis plutôt que de tenter de les passer sous silence par de simples subterfuges électoraux
2/ Votre désir de changement est légitime
Depuis 25 ans en France, la gauche et la droite qui ne représentent pourtant, à eux deux, que moins de 50 % de l’électorat, s’accaparent à tour de rôle tous les pouvoirs.
Cette situation a conduit notre pays à l’immobilisme et ce pour deux raisons :
- chaque camp défait systématiquement ce que l’autre a fait lorsqu’il arrive au pouvoir. Ce sera d’ailleurs la même chose en 2007 à en croire le programme du PS qui envisage de revenir sur la privation d’EDF, la réforme des retraites etc….
- chaque camp met systématiquement tout en œuvre pour bloquer les réformes envisagées par l’autre en n’hésitant pas à pousser les gens dans la rue
Cet immobilisme est insupportable quand, dans le même temps, le nombre d’exclus augmente (environ 4 millions de français) la dette explose (1.150 milliards d’euros) et les banlieues flambent !
Face à un tel constat, le désir de changement est parfaitement légitime.
Mais ce n’est pas en votant pour J.M. LE PEN que vous obtiendrez ce changement.
Tout d’abord parce que, comme je l’ai précédemment indiqué, le vote LE PEN a pour effet de renforcer la gauche et la droite dans leur pouvoir hégémonique, comme cela a clairement été le cas en 2002.
Mais aussi et surtout parce que le projet du Front National ne peut conduire qu’au chaos et à l’isolement de notre pays.
3/ Les idées de FRONT NATIONAL sont dangereuses et démagogiques
Même si JM LE PEN a lissé son discours pour tenter d’effacer des mémoires, ses précédents « dérapages » révélateurs de sa véritable personnalité, ne vous y trompez pas, son programme reste dangereux sur bien des points.
Il suffit pour s’en persuader de lire son projet présidentiel exposé lors de la Convention du Bourget du 12 novembre 2006 et de consulter les sites Internet du FN et du FNJ.
Trois exemples suffisent à démontrer la dangerosité de son programme :
- Si dans son projet, J.M. LE PEN se présente comme le chantre de la liberté, force est toutefois de constater que sa conception de la liberté dissimule en fait une véritable volonté de mettre au pas tous ceux qui ne pensent pas et qui n’agissent pas comme il le souhaiterait. C’est ainsi qu’il dit vouloir « rétablir la morale » et combattre «l’amoralité ». Mais en quoi la morale de chacun d’entre nous concerne l’Etat ! Vous qui souhaitez voter LE PEN, aimeriez-vous que l’Etat vienne vous dire ce qui est bien et ce qui est mal ? L’Etat doit rester un état de droit chargé de réglementer nos relations mais ne doit pas s’immiscer dans nos vies et nos croyances. D’autres régimes en d’autres temps l’ont fait et nous savons ce que cela a donné.
Dans le prolongement de cette idée, on apprend à la lecture du site Internet du FNJ, que J.M. LE PEN souhaite développer les « enseignements qui initient au beau » et assurer la promotion de « toutes les bonnes musiques ».
Mais là encore, de quel droit l’Etat pourrait nous dicter nos goûts et nos désirs en matière culturelle et nous obliger à écouter des chants militaires plutôt que du rap ou du rock’n’roll !
- En outre, vous qui voulez voter LE PEN, vous devez savoir qu’au mépris de nos principes constitutionnels les plus élémentaires, le Président du Front National veut purement et simplement supprimer le droit pour les magistrats d’adhérer à un syndicat !
Pourquoi ne pas généraliser, pendant qu’il y est, cette interdiction aux policiers et à tous les fonctionnaires !
Comme dans toutes les dictatures, J.M. LE PEN veut en fait tout contrôler et tout diriger (notre propre morale, nos désirs mais aussi le contenu des enseignements et la justice) et pour cela il est prêt à supprimer tous les corps intermédiaires qui pourraient le gêner comme les syndicats.
- Enfin, sur le plan économique son programme n’est que duperie et démagogie.
On tente de vous faire croire que les remèdes au chômage seraient très simples : il suffirait de fermer nos frontières, sortir de l’Union Européenne et dans un même mouvement, réserver le marché national aux entreprises françaises et aider ces mêmes entreprises à envahir les marchés extérieurs !
Vous qui souhaitez voter pour J.M. LE PEN, pensez-vous sérieusement que les pays, et en premier lieu les pays de l’Union Européenne, à qui on aura expliqué que leurs entreprises ne sont plus les bien venues chez nous, accepteront d’ouvrir leurs frontières aux entreprises françaises ? Non bien sur. Or, la plupart des échanges se fait aujourd’hui au niveau européen (notre principal partenaire économique est l’Allemagne) et au niveau international et il est évident que la plupart de nos entreprises ne subsisteront pas à la fermeture des frontières !
Alors oui, je comprends aujourd’hui que vous ayez envie d’être entendus et que vous ayez envie de changement, mais ce n’est certainement pas en répondant aux sirènes de J.M. LE PEN que vous l’obtiendrez.
La France ne pourra s’en sortir que si elle cesse de se déchirer et si nous parvenons à créer une coalition de gens de droite, de gauche et du centre, capables de s’associer pour résoudre vraiment les problèmes que nous rencontrons.
Seul le vote UDF et l’élection de F. BAYROU à la Présidence de la République, peut nous permettre d’y parvenir."
On m'a toutefois fait observer qu'il ne servait à rien d'expliquer à un électeur du Front National qu'il se trompait car cet électorat serait, de toutes les façons, hermétique à la critique.
Soit, je veux bien l'admettre, mais ça me fait comme même du bien de rappeler sur ce blog quelques vérités !
Franck LANGLOIS.
19:10 Publié dans Présidentielle | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : législatives, eure, lyons, vernon, udf
01.12.2006
Pour une véritable rupture !
Nicolas SARKOZY était hier soir l’invité de Mme CHABOT sur France 2 dans l’émission « A vous de juger ».
Son discours fut comme toujours clair, mordant et, à priori plein de bon sens.
C’est ce qui fait sa force. Il sait convaincre. Il sait débattre. Bref, il sait plaire.
Cette intervention particulièrement brillante est toutefois très inquiétante, et ce pour deux raisons essentielles :
- elle confirme ce que F. BAYROU dénonçait le 2 septembre dernier : la proximité de N. SARKOZY avec les médias nationaux et les puissances d’argent.
Il est en effet extrêmement choquant qu’on laisse Mr SARKOZY s’exprimer librement durant trois heures sur une chaîne nationale (en prolongeant même d’une heure, pour ne pas le froisser, la durée de l’émission qui devait initialement se terminer à 22 h 55 !) sans la moindre contradiction. En clair, N. SARKOZY aurait pu hier soir nous raconter n’importe quoi, il n’y avait personne pour mettre en avant les dangers et les contradictions de son programme ! Ce n’est pas le rédacteur en chef du Nouvel Observateur qui s’est à l’occasion découvert une forte sympathie pour le candidat de la droite, l’économiste Mr COHEN à qui, Mme CHABOT n’a laissé que 5 minutes d’antenne, ou encore une jeune étudiante UNEF manifestement intimidée par son interlocuteur, qui étaient en mesure d’apporter cette contradiction !
Il n’est toutefois possible d’apprécier la qualité et la sincérité d’un programme politique que si ce dernier est soumis au jeu de la contradiction !
Cette faveur laissée au Président de l’UMP me choque d’autant plus que lorsque F. BAYROU a été invité sur le même plateau, on lui a opposé Messieurs LE PEN, MONTEBOURG et DEVEDJAN et on n’a, en outre, pas hésité à réduire son temps de parole pour permettre aux journalistes d’annoncer l’élection de S. ROYAL à l’investiture PS !!
Personne ne peut aujourd’hui sérieusement nier la différence de traitement réservée par les médias nationaux aux différents candidats à l’élection présidentielle.
Cette faveur est d’autant plus choquante pour N. SARKOZY qu’elle se cumule avec les avantages liés à sa fonction de Ministre de l’Intérieur qui lui permet de financer sa pré campagne sur les fonds publics et de multiplier par deux sa couverture médiatique !!
Cette situation est inacceptable et elle doit être absolument dénoncée.
- en fin stratège de la communication, Mr SARKOZY a, par ailleurs, compris qu’il lui fallait lisser son discours. Fini l’époque, où il dénonçait la «racaille des banlieues », où il fustigeait le travail des magistrats, vantait le modèle américain ou encore se moquait de ses adversaires politiques.
Comme par enchantement, il veut maintenant rassembler, rassurer les femmes en ménageant S. ROYAL et M.ALLIOT-MARIE, ménager les magistrats à qui on promet une augmentation d’effectifs, calmer l’émotion suscitée par l’expulsion de jeunes enfants nés et scolarisés en France de parents étrangers en situation irrégulière, en promettant de réexaminer personnellement la situation de certains d’entre eux !
Ce changement de comportement est inquiétant car il manque totalement de crédibilité et parce qu’il ne se justifie que par la peur qu’ont fait naître dans l’opinion publique certaines de ses déclarations, peur directement ressentie dans les derniers sondages d’opinion.
Le discours de Mr SARKOZY, tout comme d’ailleurs celui de Mme ROYAL, est exclusivement guidé par les baromètres d’opinion et l’émotion suscitée par leurs déclarations.
Ainsi, à titre d’exemple, N.SARKOZY n’a, sur le plateau de France 2, accepté de réexaminer la situation de quelques enfants en situation irrégulière que parce que Enrico MACIAS, dont la popularité n’est plus à démontrer, lui en a fait la demande à l’antenne, la larme à l’œil, devant plusieurs millions de téléspectateurs !
De même, on a tous observé comment N. SARKOZY, avec au combien de détails, en avait appelé à l’émotion des téléspectateurs, en rappelant les conditions atroces de l’exécution de Mme KRAMEL !!
Est-ce cela la rupture avec les pratiques d’antan !!
Non, la véritable rupture consiste à parler aux français en faisant appel à leur intelligence plutôt qu’ à leur émotion, à raisonner sur le long terme plutôt qu’ à s’émouvoir sur le court terme.
Franck LANGLOIS.
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